Catherine Enjolet – rapport à la mort

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Transcription de la vidéo

Votre engagement éthique change-t-il quelque chose dans votre rapport à la mort ?

Oui, oui, oui ! En fait, dans la mort c’est pas mon problème à moi de disparaître, c’est de m’assurer que ce que je laisse est en ordre et ce que je laisse n’est pas sclérosant, précisément, et ce que je laisse va permettre de continuer. Oui, c’est ça, c’est cette continuité, pas forcément d’ailleurs dans la vie telle qu’on la connaît, peut-être qu'il y a d’autres choses. Je suis consciente de ne voir vraiment qu’un tout petit bout des choses, très très petit bout, mais en revanche une confiance, une confiance en l'énergie de vie. Je ne sais pas ce que ça va donner. La seule chose que je sais c’est qu’il vaut mieux ne pas scléroser cette fluidité de vie, et peut-être auprès de ces enfants qui sont en quelque sorte mes enfants de sens, ou mon fils biologique ou mes enfants autres, l'idée c’est de peut-être de faire en sorte que cette mort ne soit pas une souffrance, et n’apporte pas une sclérose, et n’apporte pas toutes ces choses, trop de chagrin, et que ça puisse être vécu le mieux possible. 

Entretien réalisé le 8 avril 2016

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